14 juillet 2024

Alerte rouge ! Les chiffres du chômage français ont été truqués, voici pourquoi !

Economie française : Un tournant majeur avec l’introduction de la loi « France Travail »

Perspective d’une augmentation drastique des chiffres du chômage

En 2023, la loi « France Travail » a prévu l’inscription systématique des personnes en quête d’emploi, incluant notamment les bénéficiaires du RSA, les jeunes suivis par les missions locales et les personnes handicapées sous la tutelle du réseau Cap emploi. Jusqu’ici, ces individus ne figuraient pas tous dans les statistiques de Pôle Emploi.

Les résultats des expérimentations réalisées sur 47 territoires avec 25 300 bénéficiaires du RSA servent d’aperçu à cette réalité. À partir du 1er janvier 2025, la projection est de voir le RSA augmenter de 300 000 jeunes et 1,2 million de bénéficiaires (dont seulement 40 % sont actuellement inscrits). Le nombre d’inscrits pourrait passer de 6,1 millions à 7,6 millions, augmentant de facto les chiffres du chômage.. Les Echos soulignent bien cette situation : l’augmentation subite des chiffres pourrait donner l’image d’une France avec 1,5 million de chômeurs supplémentaires.

Les enjeux autour de la catégorisation des chômeurs et la véritable mesure du chômage

Le CNIS nous rappelle que les nouveaux inscrits « seront dans des situations très diverses au regard de l’emploi ». Par ailleurs, leur inclusion dans le système nécessite une catégorisation précise. À ce jour, France Travail et le ministère du Travail les classent en 5 catégories statistiques : A, B, C, D, E. Toutefois, pour faire face à la diversité des situations, deux nouvelles catégories, F (suivi social) et G (en attente d’orientation) seront probablement ajoutées.

Jusqu’ici, seule une analyse partielle des catégories A, B et C est publiée, laissant les catégories D et E (personnes sans emploi et non obligées d’en chercher) en marge. [La réforme que propose France Travail](https://www.economiematin.fr/chomage-gouvernement-plein-emploi-lemaire) pourrait toutefois bouleverser cette approche. Les défenseurs de cette réforme plaident pour une inclusion de toutes les catégories afin de peindre une image plus réaliste du marché du travail. Si cette approche est adoptée, le taux de chômage publié par l’Insee (non concerné par France Travail) demeurerait le seul véritable indicateur du chômage en France.

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