14 juillet 2024

Dissolution : Quelles conséquences pour le marché immobilier ?

Baisse des investissements et ralentissement de la création d’emplois : voilà les effets directs de moments politiques forts. Exemple frappant avec la dette française dont le taux d’intérêt est passé de 3% à 3,20%. C’est ce dernier qui détermine les taux d’intérêts des banques, et donc la capacité d’emprunt du particulier et de l’entreprise. Une situation qui, de plus, vient freiner la timide reprise observée en mars sur le marché de l’immobilier, secteur particulièrement sensible aux fluctuations du long terme.

L’investissement immobilier en pause en raison d’une politique incertaine ?

Le logement en France fait l’objet de toutes les attentions. Chaque parti politique tente de répondre à la pénurie et la forte demande avec des propositions variées : accentuation de la production de logements publics, fin du bail à vie ou encore obligations liées à la part de logements sociaux dans les villes. Face à cette incertitude politique, il est probable que les bailleurs français préfèrent mettre en pause leurs investissements, spécifiquement sur des projets particuliers. Cependant, les promoteurs et les autres acteurs du marché ne bénéficient pas d’un soutien significatif pour stimuler une reprise suite à la récession de 2023.

Ménages et particuliers : anticipation de réformes et hésitations

En plus de la propriété d’une résidence principale, grande préoccupation des ménages, plusieurs propositions sont mises sur la table : exonération des frais de notaire pour un montant inférieur à 250 000€, déduction d’impôts pour les intérêts de la résidence principale, prêt à taux zéro ou portabilité des prêts immobiliers. Ces mesures pourraient apporter une aide précieuse à des foyers modestes dans un contexte d’inflation et de taux élevés, mais engendrent une possible période d’attente avant l’achat. Par ailleurs, la loi climat et résilience de 2021 et la gestion des « passoires énergétiques » suscitent de nombreux débats. Ajouter ou retrancher des contraintes pourrait ralentir les projets de travaux des propriétaires.

Des impacts sur toutes les catégories d’actifs

Si le logement des Français est le cœur du débat, d’autres actifs (bureaux, logistique, commerce…) ne sont pas épargnés. Même s’ils ne sont pas au centre des propositions, des décisions comme le Décret Tertiaire ou décret Bacs peuvent impacter ces secteurs. Par exemple, des projets de rénovation ou de réhabilitation d’actifs pourraient être suspendus face à l’arrêt du Zéro Artificialisation Nette (ZAN), une mesure proposée par certains partis. En somme, le marché risque de ralentir avec une baisse des investissements, en particulier pour le marché résidentiel. Une situation qui durera jusqu’à l’annonce des résultats de l’élection, la constitution d’un nouveau gouvernement et l’application de sa politique.

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