14 juillet 2024

JO 2024 : interdits de climatiseurs, les athlètes se rebiffent



Chapeau : Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont suscité l’intérêt de beaucoup pour une raison particulière : la volonté de la Mairie de Paris de tenir les jeux sans l’utilisation de climatiseurs dans le village olympique. Malgré l’ambition écologique de la maire Anne Hidalgo, les délégations étrangères n’ont pas partagé cet enthousiasme, insistant pour avoir des climatiseurs. D’ailleurs, plusieurs délégations ont même apporté les leurs.

La bataille pour le confort climatique

La décision de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de faire des jeux écologiques sans climatisation du village olympique, était un choix audacieux. En dépit de sa déclaration sur la priorité de la « survie de l’humanité » par rapport au confort des athlètes, ce choix n’a pas été bien reçu. Les délégations étrangères ont demandé des climatiseurs, une demande à laquelle la Mairie a refusé de céder. Ce qui a poussé certaines d’entre elles à prendre les devants en commandant des climatiseurs pour installation dans environ 7 000 chambres ! Une situation qui a été révélée par Augustin Van Tran Chau, directeur adjoint du village olympique.

Les organisateurs avaient pourtant conçu des solutions écologiques alternatives. Entre autres, des systèmes de géothermie et des ventilateurs qui, selon le comité organisateur, devraient pouvoir maintenir une température de -6°C par rapport à l’extérieur. Anne Hidalgo avait alors soutenu que la « climatisation naturelle, ça fonctionne très bien ».

Des délégations viennent avec leurs propres climatiseurs

En dépit des efforts des organisateurs pour convaincre de l’efficacité des solutions alternatives, certaines délégations, incluant les États-Unis et l’Australie, ont décidé de régler le problème par leurs propres moyens en apportant leurs propres climatiseurs. Comme le résume bien Sarah Hirshland, directrice du Comité olympique américain : « C’est une période où la constance et la prévisibilité sont cruciales pour la performance » des athlètes. En somme, malgré l’intention écologique, il semble que le confort climatique l’a emporté sur l’écologie pour Paris 2024.

D’ailleurs, cette situation soulève des interrogations sur l’équilibre entre les exigences écologiques et le besoin de confort pour ces athlètes de haut niveau. Par ailleurs, ce cas particulier des JO de Paris 2024 pourrait servir à la réflexion sur les prochains événements d’envergure internationale où l’enjeu environnemental est de plus en plus crucial.


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