14 juillet 2024

Paris : les recettes de la ville fondent à cause de l’immobilier en berne

Chapeau: Le contexte économique actuel a durement frappé la mairie de Paris, ses recettes ayant diminué de 100 millions d’euros, avec un impact particulièrement fort sur les droits de mutation à titre onéreux (DMTO). Malgré une anticipation de cette baisse lors de l’élaboration des budgets prévisionnels, l’opposition critique la gestion de la crise par l’actuelle équipe municipale.

Une baisse des recettes attendue mais sévère

La Ville Lumière sent l’impact de la crise économique, avec une spectaculaire chute de ses recettes de 100 millions d’euros. Paul Simondon, adjoint aux Finances de la mairie, nous informe que déjà en 2023, une baisse de 300 millions d’euros avait été enregistrée. Le coupable principal n’est autre que la baisse des DMTO (frais de notaire), ayant reculé à 1,45 milliard d’euros sur un total d’environ 6 milliards de recettes fiscales.

La crise du secteur immobilier a joué un rôle majeur dans cette baisse des recettes. Les droits de mutation à titre onéreux, liés aux transactions immobilières, sont directement impactés par les troubles que traverse ce secteur. C’est un coup dur pour la mairie de Paris, mais aussi pour tous les départements de France.

Critiques de l’opposition et difficultés budgétaires liées à la crise

L’opposition politique n’a pas tardé à critiquer la gestion de cette crise par l’équipe municipale. La sénatrice LR Marie-Claire Carrère-Gée note que cette baisse était prévisible dès décembre 2023. De son côté, la députée Modem Maud Gatel accuse la mairie d’un manque de sincérité dans ses prévisions budgétaires, en refusant de les réviser malgré les signaux alarmants de la crise.

A l’encontre de ces critiques, Paul Simondon rappelle que la capitale dispose encore de plus de 300 millions d’euros d’épargnée brute. Il est toutefois réaliste sur l’avenir; avec un budget de fonctionnement de 10,1 milliards d’euros, les recettes ne suffisent plus. La situation risque de se compliquer encore si le gouvernement confirme sa volonté de supprimer les frais de notaire pour certaines transactions immobilières à prix modeste.

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