14 juillet 2024

Consommation : l’inflation pèse toujours sur les ménages

Inflation en France : Comprendre les inquiétudes croissantes et leurs impacts

Les Français sont aujourd’hui de plus en plus concernés par l’inflation. Selon une enquête récente, 77% des ménages se sentent affectés par l’ augmentation des coûts de la vie. Cette situation délicate a fait émerger des changements notoires dans leurs comportements d’achat. Nous allons décortiquer ici les impacts de l’inflation sur le comportement des consommateurs.

Adaptation des consommateurs face à l’inflation

La crainte croissante de l’inflation entraîne des conséquences notables sur le comportement des ménages français. En effet, depuis son apparition, ils ont dû augmenter leurs dépenses annuelles moyennes de 302 euros en alimentation, se ressentant principalement dans les familles, avec un surcoût de 329 euros. Paradoxalement, le nombre d’articles achetés a chuté de 9 unités en moyenne. Cette situation a poussé les consommateurs à faire plus attention à leurs dépenses, faisant augmenter de 2,6% leurs dépenses à chaque visite, tandis qu’ils achètent 4,4% d’articles en moins. Pour y faire face, le nombre de visites en magasin a grimpé de 3,7%. Parallèlement, les aides alimentaires sont davantage sollicitées par 53% des ménages les plus modestes.

Face à cette situation, les consommateurs redéfinissent leurs lieux d’achat. Ils privilégient majoritairement les magasins de proximité et les commerces à petit prix pour leurs achats d’alimentation, tandis que le commerce en ligne reste sous-utilisé. L’emplacement géographique est un facteur déterminant, malgré des coûts parfois plus élevés. C’est notamment pour cela que les magasins à petit prix, comme Super U ou Lidl, ont connu une hausse significative de fréquentation entre 2020 et 2023.

Perspectives sombres pour les foyers français

Les difficultés rencontrées par les foyers français devraient perdurer. L’analyse de NielsenIQ envisage une stagnation des faibles revenus dans les futures dépenses des foyers français, due à plusieurs facteurs sociétaux et structurels. L’évolution de notre société vers une économie de services, l’augmentation des foyers monoparentaux et le vieillissement de la population sont autant de facteurs qui devraient maintenir cette tendance.

De plus, le travail flexible, qui englobe le temps partiel, et les problématiques d’insertion des jeunes et des chômeurs de longue durée, vont également contribuer à entretenir cette précarité. S’ajoute à cela la difficulté de pourvoir les postes qualifiés en usine, ce qui renforce cette problématique. Ce contexte alarmant peut pousser à repenser les politiques d’aide et d’insertion pour minimiser les effets de l’inflation sur les ménages les plus modestes.

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