14 juin 2024

Voiture électrique : deux projets d’usines de batteries sont suspendus

Suspension des projets d’usines de batteries par Stellantis et TotalEnergies : des impacts considérables pour l’industrie automobile européenne?

En ce qui concerne l’avancement de la voiture électrique en Europe, de récentes nouvelles ont créé une onde de choc. Stellantis, l’un des géants de l’industrie automobile, a annoncé, conjointement avec TotalEnergies, la suspension de deux projets d’usines de production de batteries, autrement appelées gigafactories. Elles étaient prévues en Italie, dans la ville de Termoli, et en Allemagne, à Kaiserslautern. De quoi freiner l’élan de l’électrification automobilistique en Europe? Sans aucun doute. La question est de savoir quelle sera l’ampleur de l’impact de ces suspensions sur l’économie locale et l’industrie automobile.

Les intéressés : Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz

Fruit d’une coentreprise appelée ACC (Automotive Cells Company), ces projets d’usines sont détenus à 45% par Stellantis. Mercedes-Benz en possède 30% et Saft contrôle les 25% restants. Ces trois entreprises ne sont pas des néophytes dans ce domaine, puisqu’elles ont déjà une gigafactory en France, à Billy-Berclau/Douvrin, mise en service en 2023. Les usines qui devaient voir le jour jouaient un rôle crucial dans la production de voitures électriques en Europe. Leur suspension aura donc forcément des conséquences sur l’économie locale et sur l’industrie automobile toute entière. Les gouvernements italien et allemand, qui comptaient sur ces usines pour renforcer leur position dans la course mondiale à l’électrification, pourraient bien subir les conséquences économiques de ces suspensions.

Un coup dur pour le marché électrique européen

Derrière ces suspensions, se cachent des difficultés d’approvisionnement en matières premières (comme le lithium et le cobalt) et des défis technologiques. C’est en tout cas ce que laisse entendre la décision de Stellantis et TotalEnergies. Cela pourrait conduire à une offre réduite de voitures électriques pour les consommateurs, avec des coûts plus élevés, des délais de livraison allongés et une possible montée en puissance des concurrents asiatiques sur le marché des batteries. Les prochains mois vont être décisifs pour déterminer l’avenir de la majorité de l’industrie automobile en Europe.

L’ACC devrait fournir d’ici la fin de l’année 2024 une nouvelle feuille de route pour leurs usines de batteries. Reste à espérer que ce changement de cap n’entache pas trop l’essor de l’électrification automobile en Europe. Il est maintenant essentiel que gouvernements et entreprises unissent leurs forces pour assurer la transition vers un avenir plus propre et plus durable dans le secteur de l’automobile.

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