19 avril 2024

Inflation : les Français boudent aussi la livraison de repas

La livraison de repas à domicile touchée par l’inflation

Depuis deux années consécutives, le marché des livraisons de repas, en dépit d’avoir atteint un sommet historique de 8,4 milliards d’euros en 2021, subit une récession notable. En effet, nonobstant une légère diminution en 2022 à 7 milliards d’euros, le marché fait face en 2023 à une baisse d’environ 5%. D’après François Blouin, président de Food Service Vision, cette baisse serait attribuable à une fréquence d’achat moindre plutôt qu’à une diminution du nombre de consommateurs.

En effet, durant la crise sanitaire, environ 42% des consommateurs (source) ont eu recours aux services de livraison de plats au lieu de se rendre dans les restaurants. Toutefois, avec l’inflation incessante, l’ajustement des habitudes de dépenses des ménages a commencé à se faire sentir. Les prix des repas livrés sont majorés de 10 à 15% en moyenne par rapport à ceux du restaurant. En tenant compte des frais de livraison, le coût final d’un repas peut s’augmenter de 30 à 50%.

Les enseignes et plateformes s’adaptent à la nouvelle réalité

Face à ce constat, plusieurs enseignes ont entrepris des mesures d’adaptation pour maintenir leur compétitivité. C’est le cas des restaurants indépendants et des chaines qui ont décidé de limiter leurs prises de commandes durant les heures de pointe ou de réduire leur offre en ligne pour hausser leurs marges. A titre d’illustration, le géant McDonald’s propose, via son application, les mêmes tarifs que dans ses établissements, permettant aux clients de récupérer leur commande sur place.

Les plateformes de livraison, quant à elles, proposent également de nouvelles offres visant à fidéliser et maintenir leurs clientèles. Uber, par exemple, offre un abonnement mensuel à 5,99 euros incluant les services de livraison et des promotions. Alors, même si l’année 2023 a été marquée par un certain déclin dans l’activité de livraison de repas, l’année 2024 s’annonce prometteuse, tant pour les restaurateurs que pour les plateformes de livraison, grâce à l’affluence prévue pendant les événements sportifs.

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