19 avril 2024

Kering : bénéfices en baisse, le titre chute entraînant le CAC40



Les mastodontes du luxe français maîtrisent la danse boursière, à l’exception de Kering

« La performance boursière des géants du luxe français semble déconnectée de la réalité économique, tant ils maîtrisent l’art de se réussir dans un environnement mondial diversifié. Or, leur maquillage de performance ne passe pas inaperçu, particulièrement en ce qui concerne Kering. Aujourd’hui, nous allons focaliser notre analyse sur la prise de recul commercial enregistrée par Kering : coup dur pour Gucci, l’une de ses plus grandes griffes. »

La réalité économique dissociée de la performance boursière

Parmi les mastodontes du luxe en France (Kering, Hermès, L’Oréal et LVMH), dits les KHOL, une logique économique s’installe : une internationalisation des profits qui leur permet de développer des marges conséquentes, une résilience efficace au fil des ans et une diversification de leurs marchés. Leur indifférence aux variations monétaires et aux politiques économiques locales, grâce à leur étendue mondiale, est telle que leurs performances boursières semblent déconnectées des réalités économiques.

Les marchés financiers, cependant, favorisent cette approche. En effet, ils pénalisent rapidement les valeurs montrant une baisse dans leur chiffre d’affaires ou leurs marges. C’est donc un système axé sur l’efficience de chacune des firmes.

Kering : expérience douloureuse en Bourse suite à la performance de Gucci

Dans ce contexte de valorisation basée sur la performance, le groupe français de luxe Kering est sanctionné pour les contreperformances de Gucci, marquant ainsi une journée sombre sur l’échiquier boursier. Prévoyant une baisse de son chiffre d’affaires de près de 10% au premier trimestre, le groupe affronte également la récision du chiffre d’affaires de Gucci d’environ 20% en comparable. Cela impact non seulement l’appréciation de Kering en bourse, le plaçant en baisse à hauteur de 13,77%, mais entraîne également une perte de 7 milliards d’euros de capitalisation.

Dans un marché à l’apogée, valorisant les performances supérieures à la moyenne, une baisse de l’efficacité économique réelle de ces titres est vivement sanctionnée. Ce scénario démonstré par Kering offre une meilleure compréhension de la dynamique boursière en vigueur. Pour cela, malgré la hausse des taux, l’absence de crise financière Fait pointé dans le prochain dossier Stratégies pour toute cette clarification.


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