1 mars 2024

Malus automobile 2024 : les petites sportives hors de prix ?

Le malus 2024, prévu pour réduire l'impact écologique des véhicules neufs, va frapper fort, notamment sur les voitures sportives. Des modèles comme l'Audi S3, dont le prix actuel est de 59 070 €, verront leur tarif grimper à plus de 100 000 € en raison d'un malus CO2 de 43 179 €. Chez BMW, la Série 2 Coupé M240i xDrive, actuellement à 64 250 €, atteindra presque 100 000 €. Même constat pour la Mercedes Classe A 35 AMG, qui passera de 63 649 € à 106 828 €. Ces augmentations drastiques rendront ces voitures inaccessibles pour beaucoup.

Les sportives japonaises ne sont pas épargnées. La Toyota Yaris GR, par exemple, verra son prix presque doubler, passant de 37 400 € à 72 746 €. La Honda Civic Type R, actuellement à 57 220 €, s'approchera des 100 000 €. Même la mythique Ford Mustang, symbole de puissance et plutôt abordable, subira une hausse significative, passant de 58 400 € à 118 400 €, en raison d'un malus maximal de 60 000 €. Pour certaines voitures, le nouveau barème malus 2024 et l'augmentation de la taxe CO2 ne va pas changer grand chose au niveau des ventes. C'est le cas des voitures de luxe comme des Porsche 911 ou des Bentley Continental GT. Les plus fortunées ont en effet les moyens de faire immatriculer ces voitures dans des pays frontaliers.

Malus automobile : les pick-ups en voie de disparition

Le malus 2024 ne se limite pas aux voitures sportives. Les pick-ups, jusqu'ici partiellement épargnés grâce à des astuces de classification, seront désormais traités comme des véhicules particuliers classiques. Depuis 2019, ils étaient déjà soumis à une taxe pouvant atteindre 10 500. Des modèles comme le Ford Ranger et le Volkswagen Amarok subiront un malus écologique de plus de 60 000 €, faisant grimper leur prix d'achat de manière considérable. Cette nouvelle réglementation pourrait bien sonner la fin pour les pick-ups sur le marché automobile français.

Ces augmentations drastiques posent la question de l'avenir de ces véhicules en France. Certains constructeurs pourraient cesser la commercialisation de modèles devenus trop onéreux. D'autres pourraient chercher des solutions alternatives, comme l'hybridation ou l'électrification, pour réduire les émissions de CO2 et donc le malus. Pour les consommateurs, c'est une course contre-la-montre pour acquérir ces modèles avant l'entrée en vigueur du nouveau barème.

Article initialement publié sur EconomieMatin :

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