14 avril 2024

Pouvoir d’achat : hausse en 2024 mais pas grâce au travail

Une progression moyenne du pouvoir d’achat de 1% en 2024

D’après l’OFCE dans une publication datant du 15 février 2024, une hausse modérée du pouvoir d’achat de l’ordre de 1% serait à prévoir en 2024. Cette évolution correspondrait à une augmentation moyenne de 380 euros par unité de consommation. La cause principale de cette progression serait essentiellement l’augmentation des revenus du patrimoine et la revalorisation des retraites. Paradoxalement, cette hausse n’est pas due à l’augmentation des salaires.

L’OFCE prévoit donc une baisse de 40 euros des revenus du travail en 2024, même si une augmentation des salaires de l’ordre de 0,8% est attendue.

Quelle orientation pour le pouvoir d’achat en 2024 ?

Pour l’année 2024, on s’attend à un tournant avec une hausse des revenus du patrimoine de 190 euros et une augmentation des aides sociales de 250 euros. L’indexation des retraites devrait également connaître une hausse importante de 5,3%, potentiellement supérieure à l’inflation prévue. Néanmoins, malgré ces ajustements, on estime que le pouvoir d’achat fin 2024 devrait se situer à 2,6 points supérieurs à son niveau de fin 2019, selon l’OFCE.

Même si cette augmentation sur plusieurs années peut sembler minime, elle remplirait néanmoins un rôle crucial dans le soutien de la consommation et, par extension, de l’activité économique.

L’augmentation du pouvoir d’achat profite principalement aux plus privilégiés

L’OFCE souligne les variations significatives des sources de revenus au fil de ces dernières années, marquées notamment par la crise du Covid-19 et la crise énergétique et inflationniste. Durant la période de la pandémie (2019-2021), une hausse annuelle du pouvoir d’achat de 350 euros par unité de consommation a été notée, grâce principalement aux aides sociales.

Entre 2021 et 2023, une hausse du pouvoir d’achat a été légère pour les plus défavorisés d’environ 0,3% par an. Cependant, pour la majorité des ménages, ceux appartenant aux déciles 2 à 7, soit 60% de la population, une baisse du pouvoir d’achat de 0,3% à 0,8% a été observée, en fonction des profils. En revanche, les plus aisés ont vu leur pouvoir d’achat augmenter de 0,9% pour les ménages du 9e décile et de 1,2% pour les 10% les plus riches des Français.

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