14 avril 2024

Protection intime : leur composition enfin révélée !




Transparence accrue sur la composition des protections féminines : quels enjeux pour la santé des femmes ?

La perspective d’un futur plus responsable dans le domaine des protections féminines

D’après un décret promulgué le 1ᵉʳ avril 2024, les producteurs de protections féminines doivent désormais dévoiler la composition précise de leurs articles. Cette progression réglementaire, encouragée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), aspire à mettre fin à l’opacité qui caractérisait jusqu’alors ce segment de produits.

Désormais, les packagings de tampons, serviettes hygiéniques, culottes menstruelles et coupes menstruelles doivent indiquer explicitement la « liste des substances et matériaux intégrés« , les « instructions et précautions d’usage » ainsi que les « possibles effets adverses (irritations, incompatibilités, allergies, micro- lésions) ou plus graves, tels que le syndrome de choc toxique menstruel (SCT)« .

Une avancée vers une meilleure prévention du syndrome de choc toxique menstruel

Cette décision législative a été motivée par un objectif clair : garantir la santé des femmes. Avec 2,8 milliards de produits de protection intime vendus chaque année en France, la question de la transparence quant à leur composition était devenue essentielle. Via une coopération étroite avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), la DGCCRF a pu identifier les risques liés à certains ingrédients, y compris le syndrome de choc toxique menstruel (SCT).

Ce syndrome peut causer des symptômes ressemblant à ceux de la grippe, des éruptions cutanées et, dans les cas les plus sévères, peut mener à des amputations, voire au décès. Bien que les cas de SCT soient assez rares (moins d’une centaine par an), une femme utilise en moyenne entre 6 000 et 13 000 produits de protection intime au cours de sa vie. Par conséquent, une divulgation détaillée de la composition de ces articles ainsi qu’une compréhension claire des méthodes d’utilisation apparaissent primordiales pour prévenir les risques associés au syndrome du choc toxique.


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