1 mars 2024

Reflux plus marqué qu’attendu de l’inflation française

Dernière étude de l’Insee : L’inflation en France marque un recul plus rapide que prévu

L’inflation en France : Une tendance au reflux

Selon les données les plus récentes de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee), l’inflation en France poursuit son cours dans une direction plutôt encourageante. Le premier mois de l’année 2024 a enregistré un taux d’inflation de 3.1% contre 3.7% pour le mois de décembre précédent. Ce recul s’avère plus marqué que prévu avec l’indice harmonisé, significatif pour la Banque centrale européenne (BCE), établissant à 3.4% contre 4.1% le mois d’avant. Il est à noter que ce ralentissement de la croissance des prix était attendu, mais il s’est concrétisé plus rapidement que les anticipations. Les chiffres du mois de janvier montrent donc une baisse plus prononcée que les prévisions de l’Insee émises à la mi-décembre.

Les domaines qui ont particulièrement contribué à ce reflux de l’inflation sont multiples. Énergie, alimentation et produits manufacturés ont en effet vu leurs pressions inflationnistes significativement baisser comparées à décembre. Cependant, malgré ces données économiques optimistes, n’anticipons pas une action rapide de la BCE, qui serait susceptible de procéder à des baisses de taux rapides. En effet, même si l’inflation pourrait être plus faible que prévu dans certains pays européens, le tableau est plus nuancé du côté de la France. Par exemple, la croissance des prix des services a connu une augmentation en janvier, passant à 3.2% contre 3.1% le mois précédent.

Prévisions pour les prochains mois : Un reflux de l’inflation discontinu

Pour les mois à venir, le tableau des indices avancés indique que le reflux de l’inflation pourrait se poursuivre sur le court terme en France, mais ce reflux risque de ne pas être constant. Plus précisément, la part de l’énergie dans l’inflation pourrait augmenter dans les mois à venir. Ceci est dû à de nombreux facteurs, dont l’effet de base moins favorable des prix des produits pétroliers ainsi que la fin de divers mécanismes de soutien du gouvernement aux factures énergétiques des ménages.

Les enquêtes menées auprès des entreprises montrent que les anticipations sur les prix de vente ne retracent plus nécessairement une baisse, mais tendent plutôt vers une légère réaugmentation. Cette situation indique que le reflux de l’inflation pourrait être moins rapide dans les mois à venir. Il est donc impossible d’exclure une poussée de l’inflation ponctuelle à certains moments.

En conclusion, il est probable que le taux d’inflation demeurera autour de 3% pendant un certain temps avant de progressivement s’approcher de 2 % à la fin du deuxième semestre, et devrait se maintenir approximativement à ce niveau en 2025. L’inflation CPI pourrait en moyenne se situer aux alentours de 2.5% pour l’année.

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