1 mars 2024

Soldes d’hiver 2024 : un bilan catastrophique

Surchauffe du secteur du prêt-à-porter : les soldes 2024 en nette baisse

Des soldes hivernaux déconcertants

Les soldes hivernaux ont débuté le 10 janvier 2024 et se sont terminés en laissant une empreinte plutôt morose auprès des commerçants et des consommateurs. La déception est palpable, les attentes de résultats étaient bien plus grandes. Retail Int, qui représente une union de 60 grandes enseignes parmi lesquelles figurent Jules, Monoprix, Levi’s et Promod, annonce une réduction de 6% de leur chiffre d’affaires par rapport à l’hiver précédent. Cette statistique est issue des comptes de trois premières semaines de soldes. Il va sans dire que tous confirment cette baisse de ventes.

Pour ce qui est des marques indépendantes guidées par la Fédération nationale de l’habillement (FNH), le bilan est pareil. Une décrue de 6% du chiffre d’affaires pendant les quinze premiers jours a été enregistrée. Le Syndicat des indépendants et des TPE (SDI), pour sa part, dépeint un paysage bien plus inquiétant. À mi-saison des soldes, une réduction oscillant entre 15% et 30% du chiffre d’affaires a été révélée.

Une révision des promotions convoitée par les professionnels

L’heure est au bilan; les soldes ont perdu leur superbe et ne suscitent plus autant d’intérêt qu’auparavant. Pierre Talamon, le président de la FNH, n’est pas tendre envers le schéma actuel des soldes. Il le démystifie comme étant inapte à stopper une déferlante de soldes permanentes tout au long de l’année. Selon lui, cela provoque une dévalorisation des soldes, qui étaient censées représenter les moments forts de l’année marchande. La concurrence accrue et la diminution du pouvoir d’achat aggravent le phénomène. Par surcroît, le prêt-à-porter de milieu de gamme est acculé.

Le sujet du calendrier des soldes attire les débats. Un grand nombre de professionnels s’accordent à dire que les dates actuelles des soldes arrivent trop tôt durant l’année, limitant ainsi le temps pour vendre les collections saisonnières à un tarif correct. Cette précipitation vers la réduction des prix révèle un besoin impérieux de repenser les pratiques et le calendrier des soldes. C’est le plaidoyer du secteur.

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