14 avril 2024

Ils se moquaient tous de Miléi… ils rigolent moins maintenant avec Attal !

Argentine : Les conséquences du choc de austérité de Javier Milei

L’économie argentine dans une impasse : le prix de l’assainissement des comptes publics

Depuis l’élection de Javier Milei à la présidence en Argentine, le pays d’Amérique latine est devenu un intéressant laboratoire économique à observer de près, sans être pris dans les pièges des idées préconçues. Le programme économique radical du nouveau président, centré sur un choc d’austérité, a incité à un profond bouleversement de l’économie argentine, provoquant une contraction économique de 4,3% en janvier. La consommation des ménages a dramatiquement chuté conduisant le pays vers la récession.

Bien qu’étant une mesure douloureuse, le choix de Milei de restructurer les finances publiques était une question de survie face à une inflation galopante et des comptes publics dans le rouge depuis de trop nombreuses années. Pour obtenir ces résultats, une restructuration drastique a été menée : réduction de la taille du gouvernement, diminution des aides sociales et des salaires du secteur public, sans oublier les retraites. Malgré la dureté des mesures, le succès est au rendez-vous : l’Argentine parvient à tenir ses comptes et à contrôler l’inflation.

La France à l’épreuve de la rigueur économique : Une cure d’austérité est-elle inévitable ?

Même si le contexte économique français se distingue de celui de l’Argentine, il est difficile de nier la pertinence de certains questionnements soulevés par le cas de l’Argentine. Avec un déficit de 5,5% et une croissance économique terne, la comparaison avec la situation argentine devient éloquente. En effet, pour parvenir à générer 1 euro de croissance, la France s’endette de 5.5 euros, une situation peu tenable et loin d’être profitable à long terme. La réduction des dépenses sociales, comme l’ont fait les Argentins, semble être une solution envisageable mais douloureuse.

La France se retrouve ainsi dans une situation comparable à celle de l’Argentine ou de la Grèce, avec toutefois une différence de taille : l’absence de monnaie propre et de banque centrale. Cette situation limite les leviers d’action, ne laissant qu’une issue possible : la réduction des dépenses par des mesures d’austérité, une option compliquée politiquement et socialement. Face à cette impasse financière, une prise de conscience collective s’impose afin d’appréhender au mieux une cure d’austérité qui semble de plus en plus inévitable.

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