14 juin 2024

Shein affiche des émissions de CO2 record

Révélation sur les pratiques environnementales et sociales de Shein

Le géant de la fast fashion, Shein, fait face à une controverse environnementale croissante, selon un rapport récent de Stand.earth. Malgré les engagements avancés par la marque en matière de réduction de ses émissions de carbone, l’analyse révèle une tout autre réalité. En outre, les conditions de travail au sein de l’entreprise et de sa chaîne d’approvisionnement suscitent également des inquiétudes.

Les défis environnementaux majeurs de Shein

Le rapport de Stand.earth, intitulé « 2024 Clean Energy Close Up », expose une augmentation alarmante des émissions de carbone de Shein. En l’espace d’un an, ces dernières ont grimpé de près de 50%, dépassant ainsi le total annuel de pays entiers comme le Paraguay. Cela est particulièrement inquiétant, alors que Shein se prépare à faire son entrée à la Bourse américaine et tente de parfaire son image par divers efforts de relations publiques.

En outre, toujours selon Stand.earth, Shein se livre au greenwashing. Malgré des annonces d’investissements de 15 millions de dollars dans la modernisation de ses usines et d’un partenariat avec la société technologique Queen of Raw pour l’achat de tissus non utilisés, la fast fashion ne semble pas atteindre ses objectifs de décarbonisation. Le constat montre un écart marqué entre les promesses de durabilité affichées par Shein et ses pratiques réelles.

De la durabilité environnementale aux conditions de travail : le double défi de Shein

En plus de son impact environnemental, Shein est également critiquée pour ses conditions de travail. Un rapport de l’ONG Public Eye pointe des journées de travail allant jusqu’à 12 heures par jour, sans tenir compte des pauses repas, chez les fournisseurs et fabricants sous contrat pour Shein. En outre, malgré ses annonces grandiloquentes, l’entreprise ne met pas en œuvre de mesures concrètes pour une transition énergétique durable au sein de sa chaîne d’approvisionnement.

Le rapport de Stand.earth fait donc état d’un décalage considérable entre les ambitions prétendues par Shein et la réalité de son impact, tant environnemental qu’humain. Pour authentifier sa prétention d’être un acteur majeur de la mode durable, Shein doit opérer une transition énergétique efficace et transparente. Son devoir ne se limite pas à la réduction de ses émissions, mais intègre aussi la garantie du bien-être de ses travailleurs et la transparence concernant les conditions de travail de ses fournisseurs.

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