1 mars 2024

SNCF : une grève commence mais pas celle que vous croyez

La colère des « navetteurs » face à la hausse des tarifs de la SNCF

Au cœur de cette grogne sociale se trouvent les « navetteurs », ces travailleurs qui, habitant en province, font la navette quotidienne ou hebdomadaire jusqu’à Paris pour des obligations professionnelles. Leur nombre est estimé à 20.000, la majorité d’entre eux étant abonnés aux offres TGV Max Actif et Max Actif +, des dispositifs mis en place pour faciliter leurs déplacements réguliers.

La discorde a été déclenchée par une hausse des tarifs des abonnements, qui a pris effet le 1er février 2024. En effet, les tarifs des pass Max Actif et Max Actif + ont augmenté respectivement de 10 % et de 5 %. Les navetteurs voient dans cette mesure une méconnaissance de la part de la SNCF de la réalité de leur situation, alors qu’ils sont une clientèle fidèle. La hausse des prix s’inscrit dans une tendance qui se dessine depuis plusieurs années et a atteint près de 20 % au cours des trois dernières années.

Mouvement insolite : une « grève de la présentation des titres de transport »

Les abonnés, en signe de protestation, ont décidé d’organiser une « grève de la présentation des titres de transport ». Cela signifie concrètement que les abonnés concernés refuseront de présenter leur abonnement lors des contrôles dans les trains, à compter du 7 février 2024. Il s’agit là d’une action symbolique orchestrée par la Coordination nationale des usagers du train, cherchant à mettre la lumière sur le sentiment d’injustice ressenti par les usagers suite à l’augmentation des tarifs.

Même si la SNCF défend ses tarifs, arguant que même après l’augmentation, le coût des billets avec abonnement demeure compétitif (entre 16 et 18 euros en moyenne), ce qui est bien en dessous du coût d’un billet classique en seconde classe (entre 40 et 45 euros), le mécontentement des usagers reste palpable. L’acte de protestation du 7 février 2024 pourrait n’être que le prélude à un conflit plus long si un accord n’est pas trouvé entre la SNCF et ses clients.

Des actions « plus radicales » sont envisagées, comme l’a fait remarquer David Charretier, président de l’association des usagers du TGV Tours-Paris, dans un entretien accordé au Parisien, témoignant de la volonté des navetteurs de faire entendre leur voix.

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