1 mars 2024

Marché automobile : après une bonne année 2023, 2024 s’annonce difficile

Une année 2023 florissante pour le marché automobile français

Nous avons assisté à un tournant remarquable pour le marché automobile français en 2023. Après plusieurs années difficiles, ce secteur a réussi à inverser la tendance avec une croissance impressionnante de 16,07% par rapport à l’année précédente. Un total de 1 774 729 voitures neuves ont ainsi trouvé preneur, avec une belle performance en décembre, historiquement un mois profitable, qui a vu une croissance de 14,54%. Plusieurs raisons expliquent ce regain de vigueur, notamment la résolution progressive des problèmes de chaîne d’approvisionnement qui avaient entravé la production précédemment, notamment la pénurie de semi-conducteurs et de certaines perturbations logistiques.

Il faut noter également que l’année 2023 a été caractérisée par une avancée majeure dans le domaine de la mobilité électrique. En effet, les voitures électriques et hybrides rechargeables ont représenté 26% des immatriculations, un record encore jamais atteint auparavant. Parmi les modèles qui se sont particulièrement distingués, citons le Model Y de Tesla qui est devenu le véhicule électrique le plus vendu en France. Comparativement à 2022, les ventes de voitures 100% électriques ont connu une augmentation fulgurante de 47%.

Le marché automobile français face à de nouveaux défis en 2024

En ce qui concerne les constructeurs, Stellantis (qui regroupe Peugeot, Citroën, Fiat, Opel, Jeep) reste leader avec une part de marché de 27,4%, enregistrant une progression de 1,8%. Renault suit de près avec une part de marché de 24,6% qui a cru de 18,3%. Volkswagen complète le podium avec 13,9%, en hausse de 25,2%. Le marché demeure toutefois dominé par la Renault Clio V et le Peugeot 208, malgré une année de vaches maigres pour Peugeot.

Cependant, la prudence est de mise pour l’année 2024. Plusieurs défis guettent en effet le marché auto français, notamment une baisse des nouvelles commandes et une économie d’inflation qui a un impact notable sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Le coût croissant de l’essence et des véhicules pourrait ainsi freiner la dynamique positive observée en 2023. De plus, le recentrage des critères du bonus écologique – qui passe à 4000 euros pour les ménages français les plus aisées – risque aussi de ralentir l’élan d’électrification.

Article initialement publié sur EconomieMatin :

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