19 avril 2024

Pollution : record d’émissions de CO2 en 2023

Augmentation des émissions de CO2 : Où en sommes-nous ?

Émissions croissantes de CO2 : Entre objectif de réduction et réalité

Malgré des efforts marqués, le défi de réduire les émissions demeure considérable. Derrière cette situation alarmante, on retrouve une augmentation des émissions de CO2 de 1,1% selon les chiffres avancés par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). En 2024, le pic n’a jamais été aussi haut : 37,4 milliards de tonnes de CO2 ont été rejetées dans l’atmosphère. Les causes sont claires : diminution de la production hydroélectrique due aux sécheresses intenses, et essor économique de la Chine sont les principales.

On constate notamment que plusieurs pays ont dû se tourner vers des sources d’énergie plus polluantes à cause d’une réduction significative de leur production hydroélectrique, conséquence de sécheresses prolongées. Cette situation a entraîné une augmentation des émissions de près de 170 millions de tonnes. La Chine, forte de son expansion économique, a largement contribué à cette hausse en ajoutant à elle seule 565 millions de tonnes de CO2. Le paradigme est évident : alors que les économies avancées s’efforcent de réduire leurs émissions malgré une croissance du PIB, la Chine persiste dans une tendance à la hausse.

La transition énergétique, une solution viable face à l’urgence climatique ?

S’il est bien une note d’espoir dans ce tableau sombre, c’est la contribution significative des énergies renouvelables à tempérer cette hausse des émissions de CO2. Malgré une demande énergétique mondiale croissante, le recours à des sources d’énergie alternatives telles que le solaire, l’éolien, le nucléaire, les pompes à chaleur et les véhicules électriques a limité l’augmentation des émissions liées à l’énergie. L’AIE précise dans son rapport que « la transition vers les énergies propres progresse rapidement et contribue à freiner les émissions ».

Néanmoins, il serait erroné de voir dans l’émergence de ces énergies un salut définitif. Bien qu’elles aient permis une économie de 900 millions de tonnes de CO2 entre 2019 et 2023, leurs effets ne suffisent pas à inverser la courbe des émissions. En effet, la demande énergétique mondiale a augmenté plus rapidement en 2023 qu’en 2022, selon l’AIE. La transition vers une économie décarbonée se présente donc comme un défi monumental, mais incontournable, au vu des enjeux climatiques actuels.

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