1 mars 2024

Tourisme : il faut désormais payer pour visiter cette ville

La stratégie audacieuse de Venise pour contrer le surtourisme

Quand Venise devient proactive contre l’excès de tourisme

Face à l’assaut répété de touristes chaque année, Venise a pris le taureau par les cornes. Cette ancienne cité marchande, aujourd’hui cité de l’Unesco, a menacé d’être classée en danger par les spécialistes du patrimoine. Sa solution pour protéger son écrin historique ? L’instauration d’un ticket d’entrée pendant l’afflux touristique, du 25 avril au 14 juillet. Plus d’informations sur les raisons derrière cette décision peuvent être trouvées ici.

Les visiteurs souhaitant fouler le sol de la vieille ville entre 8h30 et 16h devront désormais s’acquitter de ce billet durant les 29 jours de haute fréquentation. Un site a été spécialement conçu pour cette réservation, proposé en italien et en anglais. De noter tout de même que certaines exceptions sont prévues à ce nouveau règlement. Pour plus de détail sur cette démarche, consultez ce article. L’idée derrière cette initiative? Promouvoir un tourisme de qualité, plus responsable et moins effréné, sans pour autant toucher aux revenus que la ville tire du tourisme car aucun quota de billets n’est prévu.

Squatter Venise pour seulement cinq euros : une aubaine pour la ville et les touristes ?

Cette mesure innovante a un coût modique : à peine cinq euros. C’est le prix que Venise est prête à faire payer pour contrôler le flux des touristes et améliorer la qualité de vie en ville. Ce n’est pas une révolution, comme le souligne le maire Luigi Brugnaro, mais un pas vers la régulation du tourisme massif.

La décision de Venise a une portée mondiale. Elle met en exergue les enjeux liés au tourisme de masse et à la préservation des sites du patrimoine mondial. Venise, qui a accueilli 3,2 millions de touristes dans son centre historique en 2022, est une ville submergée. Elle n’est pas un cas isolé et pourrait bien devenir un modèle pour d’autres villes dans le monde aux prises avec les mêmes problèmes.

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