19 avril 2024

Transport : l’avion retrouve la cote grâce aux compagnies low-cost

Le trafic aérien français rebondit grâce aux compagnies low-cost

Une reprise graduelle du trafic aérien en France

Le secteur aérien français vit actuellement une phase de reprise prometteuse. Selon le bilan de l’Union des Aéroports Français (UAF) pour l’année 2023, près de 200 millions de voyageurs ont transité par les aéroports du pays, soit une augmentation de 14,2 % en comparaison avec l’année précédente. Notons cependant que ce chiffre reste inférieur de 7,3 % à celui de l’année 2019.

En dépit des contraintes dues à la crise sanitaire, les compagnies low-cost ont été à l’avant-garde de cette réanimation du trafic. Elles ont capté presque la moitié du trafic aérien français (43,2 %), soit une progression de 8 % par rapport à l’année 2020. Il n’est pas étonnant de voir autant de monde chercher les services de compagnies telles que Volotea, Vueling, easyJet, Ryanair, Transavia, entre autres, compte tenu du fait que leurs tarifs sont en moyenne 20% moins chers que ceux des compagnies traditionnelles.

Des perspectives de croissance variables selon les aéroports

Cette hausse du trafic a particulièrement profité à certains aéroports. Beauvais, par exemple, a presque doublé sa fréquentation avec une croissance de 41,6 %, tandis que l’aéroport de Tarbes-Lourdes Pyrénées a enregistré une hausse de 26,5 %. Cependant, tous les aéroports ne se sont pas réjouis de cette reprise. Les aéroports bretons, à l’instar de Brest et Rennes, ont vu leur trafic baisser respectivement de 34,4 % et 30,2 %. Même constat pour les aéroports de Strasbourg et de Toulouse-Blagnac, avec des baisses de 21,8 % et 18,9 % respectivement. La raison principale de cette baisse est la réduction des voyages d’affaires.

Il est essentiel de noter que ces compagnies low-cost ciblent principalement les voyages de loisirs et les trajets de courts et moyens courriers. Selon Thomas Juin, président de l’UAF, le secteur aérien français devrait retrouver son niveau d’avant la pandémie d’ici la fin de 2024. Toutefois, des défis attendent le secteur, en particulier avec l’accent mis sur la décarbonation du secteur par les réglementations européennes. Cela nécessitera des investissements massifs de la part des compagnies et des aéroports, ce qui risque d’affecter à terme le prix des billets d’avion.

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