14 avril 2024

Santé : les eaux Nestlé impropres à la consommation ?

Des méthodes de purification suspectes chez Nestlé

Le géant mondial de l’agroalimentaire, Nestlé, se retrouve dans l’oeil du cyclone. Selon une enquête menée par Franceinfo en janvier 2024, il semble que l’entreprise ait eu recours à certaines techniques de purification pour ses eaux minérales, toutefois ces techniques sont interdites et n’ont pas été explicitement communiquées au public. Leurs eaux populaires telles que Hépar, Perrier, Vittel et Contrex seraient concernées par cette pratique. Bien que Nestlé soutienne que de telles méthodes ont été utilisées pour garantir la sécurité sanitaire, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) contredit ces affirmations, évoquant un « niveau de confiance insuffisant » par rapport à la qualité sanitaire des produits finis. Source

Faisant suite à une demande du gouvernement français, l’Anses a réalisé une expertise qui a révélé une contamination constante et diverse des eaux minérales Nestlé. Les puits présents dans le Grand Est (Hépar, Vittel, Contrex) et en Occitanie (Perrier) seraient les plus touchés. Des bactéries nuisibles en grande quantité, ainsi que des polluants chimiques pérennes comme les Pfas, ont été trouvés dans ces points d’eau. Des résidus de pesticides et des bactéries potentiellement pathogènes comme l’E. coli et l’entérocoque ont également été détectés. Source

Une confiance du consommateur en jeu

Selon plusieurs échantillons d’eau, la concentration de ces substances excède 0,1 microgramme par litre, dépassant ainsi la limite autorisée pour les eaux minérales naturelles. Cette contamination présente-t-elle un risque pour la santé publique ? Nestlé persiste à affirmer que « la sécurité sanitaire de nos produits a toujours été garantie et reste notre priorité absolue ». Le groupe a même été contraint de suspendre l’exploitation de certains de ses puits dans les Vosges à la suite de l’arrêt de ces traitements suspects. Source

Cependant, face à ces révélations, l’Anses recommande une surveillance plus stricte des installations de Nestlé en raison de « la présence chronique notable de micropolluants » et « l’absence de paramètre permettant le suivi de la contamination virale des eaux ». Ces anomalies, selon l’Anses, ne devraient pas permettre la mise en bouteille de ces eaux. Cette révélation risque de remettre en question la perception des consommateurs vis-à-vis des eaux embouteillées. Source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *