19 avril 2024

Plus de 500 milliards dorment sur les comptes courants français

Les Français se tournent vers leurs comptes courants face à l’inflation

Selon des données récentes fournies par la Banque de France, les avoirs des Français sur leurs comptes courants ont connu une diminution significative au dernier trimestre 2023. Malgré cette diminution, les comptes courants français affichent toujours un total impressionnant de 568 milliards d’euros à la fin de 2023.

Augmentation des dépenses et attrait des livrets défiscalisés

La chute des avoirs bancaires, estimée à 17,2 milliards d’euros entre octobre et décembre 2023, est principalement due à une hausse des dépenses des ménages, accentuée par l’inflation et les dépenses habituelles de fin d’année. Cependant, malgré cette baisse, la somme totale sur les comptes courants reste significative, surpassant même le total des sommes déposées sur les livrets défiscalisés tels que le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), qui totalisaient 565 milliards d’euros à la même période.

L’inflation persistante, largement ressentie malgré un ralentissement par rapport aux pics atteints à l’été 2022, continue d’affaiblir le pouvoir d’achat des Français. Selon les statistiques financières, l’inflation s’élevait à 3,7% sur un an en décembre, ce qui, couplé à la baisse des salaires réels, pousse les ménages à puiser dans leurs comptes courants pour maintenir leur niveau de vie.

Patrimoine financier conséquent investi dans divers produits d’épargne

Malgré cela, le patrimoine financier français reste considérable, atteignant 6.000 milliards d’euros à la fin de 2023. Outre les comptes courants, cette somme est largement investie dans des produits d’épargne tels que l’assurance-vie, les actions non cotées et l’épargne réglementée.

L’année 2023 a été marquée par une croissance notable des livrets d’épargne réglementée comme le Livret A et le LDDS, enregistrant une collecte nette à des niveaux record. Seulement lors du dernier trimestre 2023, les livrets défiscalisés ont vu leur encours augmenter de 12,8 milliards d’euros, tandis que les comptes à terme ont enregistré une hausse de 11,1 milliards d’euros, d’après la Banque de France.

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