1 mars 2024

Réseaux sociaux : le fisc va bien vous fliquer en 2024

La lutte contre la fraude fiscale se renforce, une mission sur les réseaux sociaux pour le Fisc à partir de 2024

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Des sites de ventes aux réseaux sociaux, le fisc modernise ses techniques de détection de la fraude fiscale. Dès 2024, les agents pourront prétendre aller piocher des renseignements sur les réseaux sociaux pour renforcer cette lutte.

Des résultats encore mitigés mais révélateurs

D’après le rapport d’évaluation de cette nouvelle méthode, les chiffres ne sont pas encore au rendez-vous. En effet, sur un million d’annonces scrutées par les autorités, seulement 160 dossiers de fraude potentielle ont été dressés suite aux 17 campagnes de recensement de données effectuées par le fisc. Les recouvrements issus de ces opérations atteignent seulement la somme de 68.000 euros, une goutte d’eau comparée au coût de fonctionnement de ces opérations s’élevant à 1,4 million d’euros.

Toutefois, le verdict est loin d’être négatif pour l’administration fiscale, qui considère ces premiers résultats comme « encourageants ». En effet, cette nouvelle approche permet de détecter des fraudes qui seraient autrement passées sous les radars avec les techniques traditionnelles.

Les réseaux sociaux, une nouvelle arme au potentiel encore incertain

L’intégration des réseaux sociaux dans les outils de surveillance du fisc donne à l’administration de nouvelles perspectives, mais aussi de nouveaux défis. En particulier, la question de la véracité des données collectées, comme les photos ou les informations postées se pose, lorsque l’on sait à quel point la vérité peut être malmenée sur ces plateformes. mais l’enjeu de cette expérimentation est précisément d’évaluer la faisabilité de cette approche.

Il est conseillé pour chaque utilisateur de ces réseaux d’être prudent quant au partage d’informations sensibles ou potentiellement en contradiction avec sa situation fiscale pour éviter les contrôles fiscaux désagréables basés sur de faux positifs. Le meilleur conseil reste tout de même de restreindre au maximum le partage d’informations personnelles en ligne.

Article initialement publié sur EconomieMatin :

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